Témoignage de François
1) Remerciements et avertissement
Je dédie ce témoignage à Muriel LAPORTE pour ses "Ecrits de Lumière" sans lesquels cette expérience ne se serait probablement pas produite.
En effet, ils ont largement nourri la ferveur de ma prière. Car la prière n’est jamais contenue dans les mots que nous utilisons mais dans la dévotion et la ferveur qui les enveloppent. Sans cet amour, peu importe la beauté de la prière, elle reste vide et sans vie et nous ne sommes plus alors que "des cymbales retentissantes". Quand nous prions du plus profond de notre cœur, je pense que l’onde de notre amour s’attache à la prière et que celle-ci est ensuite portée par les "ailes des anges" jusqu’à l’autel du Divin.
Cette histoire paraîtra certainement invraisemblable au lecteur. Pourtant, j’ai essayé de la retranscrire le plus fidèlement possible à la Réalité, sans enluminures ni enjoliveurs ou tricheries vis à vis du merveilleux.
Enfin, elle montre que les "médecins du ciel" ne sont pas une terminologie fumeuse sortie tout droit de la quincaillerie new-ageuse mais qu’ils sont, au contraire, une REALITE à la portée de chacun de nous avec des instruments merveilleusement simples comme... prières, ferveur, dévotion, compassion et humilité.
2) Plongée dans le tunnel
Ma vie a basculé le 26 juin 1997. Jusqu’alors, je menais une vie de jeune cadre dynamique, hyper-active avec un boulot qui me plaisait, de nombreuses activités extra-professionnelles qui renforçaient mon épanouissement personnel. Bref, j’avais vraiment tout pour être heureux.
Et puis...premier coup de théâtre avec ce jeudi noir qui allait balayer ce bel équilibre comme un château de cartes. Désormais, plus rien ne serait comme avant.
Je sortais de chez le dentiste après avoir subi une intervention chirurgicale sur une dent dévitalisée. Je pensais que, une fois cette dent couronnée, j’allais enfin être tranquille.
En réalité, le cauchemar allait commencer et durer...7 mois jour pour jour.
Peu après l’intervention, je faisais une violente crise de spasmophilie avec l’impression de mourir et de perdre toute mon énergie. Le calcium et le magnésium furent inefficaces.
Les arrêts de travail se multipliaient à l’instar des crises de spasmophilie et, à la fin du mois de juillet, je dus abandonner mon activité professionnelle tellement certaines journées tournaient au cauchemar.
Les vacances du mois d’août apportèrent une accalmie et les crises de spasmophilie disparurent. En revanche, des spasmes intestinaux leur succédèrent dès lors en permanence et ce jusqu’au 2 décembre. Parfois, ils étaient d’une rare violence et je faisais des gastro-entérites et des colites spasmodiques à répétition. Les traitements médicamenteux ne venaient pas à bout de ces spasmes même si on parvenait à les calmer et s’accompagnaient toujours de rechutes. J’essayais en outre des médecines parallèles mais...en vain.
Et puis, ces spasmes consommaient toute mon énergie et j’accusais des coups de fatigue de plus en plus aigus et répétés. La dépression guettait.
3) Au cœur du tunnel
Le mardi 2 décembre, les spasmes s’arrêtèrent brutalement et une angoisse intense fondit sur moi. J’alignais trois nuits blanches d’affilée et je sombrais dès lors dans une grave dépression nerveuse. Mon médecin habituel ne prit pas mes troubles au sérieux dont mes sévères insomnies (réveil systématique vers 3 heures du matin sans parvenir à me rendormir).
Il me préconisait de la distraction et des vacances...
Bref, je perdis confiance en la médecine générale et d’autre part la perspective d’essayer la psychiatrie m’effrayait un peu. C’est alors que je me réfugiais dans la méditation et la prière afin de demander de l’aide à nos Frères de Lumière, nos "Lumineux"[1]...
La mi-janvier arriva et mon état de santé ne s’améliorait pas. Mon esprit « rationnel » reprit le dessus, me conseilla d’arrêter de perdre mon temps en de vaines prières et m’exhorta à me faire soigner. Sur les conseils d’une amie, je pris rendez-vous avec un psychiatre pour le 20 janvier. Mais le « feeling » ne passa pas du tout, et quelque chose me disait d’attendre avant de commencer son traitement antidépresseur. Mais attendre quoi ?
J’avais programmé en dernière extrémité un séminaire de développement personnel issu des techniques de Stanislav Grof [2] pour le week-end suivant. Je me disais que c’était la dernière chance avant la psychiatrie et qu’il fallait qu’il se passe quelque chose durant ce séminaire...
Le séminaire fut riche en partages et en expériences mais je quittais le séminaire aussi déprimé que j’y étais arrivé. J’en fis d’ailleurs part aux animateurs en leur demandant si je n’avais pas perdu mon temps. Je sortais donc du séminaire le cœur meurtri, très déçu, en me disant que, cette fois-ci, il ne me restait plus que la psychiatrie avec ses traitements longs et aléatoires...
Et c’est peut-être quand on a tout donné, quand on n’attend plus rien, quand on décide de lâcher prise et de « s’oublier » que le miracle, l’incroyable peut se produire. J’étais à mille lieues d’imaginer ce qui allait m’arriver...
4) Une lumière qui guérit
Déjà, dans la voiture qui me ramenait vers la gare d’Angers où je devais reprendre le train pour Paris, je me sentais curieusement moins anxieux et plus communicatif. La beauté des paysages enneigés de ce dernier week-end de janvier me touchait profondément.
Et puis, dans le train qui me ramenait sur Paris, je sentis dans le bas ventre une énergie sourdre en moi et qui atténuait mon anxiété. Cette énergie, au départ à peine perceptible, n’arrêta pas de s’amplifier et j’avais comme l’impression de recevoir une énergie de plus en plus puissante.
Arrivé à la gare Montparnasse, mon père était venu me chercher en voiture car, pour une personne déprimée, les déplacements par les transports en commun sont un vrai calvaire.
Mais curieusement, ce soir-là, je lui fis remarquer que je me sentais de rentrer chez moi tout seul, ragaillardi par cette énergie inespérée. C’était vraiment curieux, mais bon, je décidais de ne pas m’y appesantir outre mesure.
De retour chez moi, le phénomène continua de s’amplifier et je me disais qu’avec une telle énergie je n’allais pas pouvoir dormir. Je me couchais vers 23h30 avec l’impression qu’un phénomène totalement inattendu, imprévisible était en train de se produire dans mon corps énergétique qui « remuait » beaucoup. J’étais certes étonné bien sûr mais pas effrayé : il fallait voir plus en profondeur ce qui était en train de se passer...
Ce qui se déclencha vers minuit constitua le nœud de cette expérience. Elle reste (pour le moment du moins) l’expérience de ma vie la plus merveilleuse, la plus indélébile et la plus transformatrice qui m’ait été donnée de vivre par son INTENSITE, sa FORCE et son AMOUR. Elle restera à tout jamais gravée dans mon cœur et rien ni personne ne pourra me l’enlever.
Mon état de conscience bascula et je me retrouvais dans un autre état de conscience :
Je pouvais visualiser l’environnement de ma chambre et, en même temps, des filets lumineux bleus qui balayaient tout mon thorax et mes bras et convergeaient vers un point situé dans le bas ventre. Je restais EVEILLE et totalement LUCIDE toute la nuit durant, baignant dans cette belle et intense lumière bleue.
Je pense que ces filets lumineux avaient pour trajectoire celle de mes méridiens d’acupuncture. J’avais sur moi comme une cartographie lumineuse de mes méridiens. J’avais comme l’impression d’être sur une table d’opération avec des « chirurgiens » invisibles qui réinsufflaient de l’énergie dans mes méridiens comme pour me « recâbler ». Je suis donc CERTAIN que je n’étais pas seul cette nuit là. Ces présences, qui travaillaient sur mon corps à un niveau plus subtil que celui du corps physique, étaient tactiles mais non visibles pour moi et stimulaient certains points de mon corps énergétique.
C’était une médecine très efficace, du moins bien plus puissante et efficace que la nôtre. Elle balayait toute mon anxiété pour la remplacer par un sentiment intérieur de paix, de joie et de béatitude. Je suis également CERTAIN que la Puissance, la Force et l’Amour contenus dans cette lumière auraient été capables de guérir n’importe quelle maladie.
Cette expérience dura environ 7 heures et lorsque les filets lumineux bleus disparurent, il y eut comme une voix intérieure pour me dire que j’étais totalement guéri de ma dépression.
Et effectivement, j’étais guéri...
Le lundi 26 janvier 1998 fut, et de loin, le plus beau jour de ma vie. Non seulement j’étais complètement guéri, mais j’avais une énergie comme je n’en avais jamais eu auparavant bien que je n’eusse pas fermé l’œil de la nuit. J’étais un peu comme une « supernova » énergétique, avec la claire impression d’être sur un autre niveau vibratoire.
Cet autre niveau de réalité que j’ai contacté est évidemment difficile à décrire avec nos pauvres mots...Disons qu’il s’accompagnait d’une énergie intense et d’une JOIE intérieure très profonde. J’étais très étonné par cette merveilleuse vibration et je me disais qu’avec une telle énergie je n’aurais plus besoin de dormir...
Heureusement, la sagesse de l’expérience fit peut-être que l’intensité et la profondeur de cette expérience s’en alla vers 18-19 heures et, progressivement, je retrouvais un état de conscience ordinaire. Par la suite, les insomnies, l’anxiété et la grande fatigue avaient complètement disparu de manière inexplicable...
5) Précisions
Je suis mathématicien de formation. J’avais 28 ans lorsque mon expérience de guérison spirituelle est survenue (en janvier 1998).
J’étais déjà sensibilisé aux états modifiés de conscience par la pratique de la respiration holotropique de Stan Grof. J’avais également connu des états modifiés de conscience spontanés. J’étais en outre convaincu de l’existence du Divin et d’une survie après la mort du corps physique notamment grâce aux témoignages de personnes ayant vécu une NDE. Mais, et c’est peut-être là l’ESSENTIEL, cette expérience a fait pour moi du Divin une REALITE et non plus une simple conviction....
Cette expérience m’a également donné la CERTITUDE de l’existence d’un Au-Delà même si ce terme est un peu galvaudé...Disons plus précisément l’existence d’autres niveaux de conscience ou de réalités avec des êtres qui, sur ces plans, ont une Compréhension et un Amour TOTAL de l’être humain. Ces êtres peuvent visiblement se transformer en médecins très efficaces pour vous guérir une dépression nerveuse du jour au lendemain.
Ces « médecins du ciel » semblent travailler avec un médicament de choc : la LUMIERE. Et là, il n’y a aucun effet secondaire gênant avec ce genre de thérapie céleste mais plutôt des effets secondaires très bénéfiques qui conduisent à une transformation intérieure en profondeur pour la personne qui l’a vécue.
En effet, outre que le Divin soit devenu pour moi une Réalité, cette expérience m’a donné une plus grande sensibilité, réceptivité, attention à mon environnement intérieur et extérieur. J’ai pris conscience de l’importance de s’atteler au développement spirituel de chaque être humain qui est une EXPERIENCE à la portée de chacun de nous. Je pense aussi que cela se produira si nous essayons et si nous sommes capables de donner davantage d’Amour aux plus de gens possibles ou, du moins, à ceux qui font notre quotidien. Je ressors de cette expérience avec un sentiment de protection très fort.
Cette expérience m’a également donné la CERTITUDE que si l’on demande de l’aide avec son cœur d’ENFANT, on finit toujours par recevoir une réponse, une aide que ce soit d’une façon que l’on juge normale ou « paranormale ». Je sais que ce n’est pas facile à croire quand on est en plein désespoir, mais cette expérience m’a également donné la CERTITUDE que l’on est JAMAIS seul dans l’épreuve...
Je tiens enfin à préciser que ce processus de guérison m’a totalement échappé tant dans son déroulement que dans son interprétation rationnelle. J’étais comme le témoin d’une expérience qui se déroulait dans une attitude de total « lâcher-prise ». Cette expérience ne m’a donné aucun don de guérisseur ou de facultés psi telles que les étudie la parapsychologie scientifique. Mais je m’estime déjà bien gâté...
Guérir d’une dépression nerveuse du jour au lendemain relève actuellement du miracle d’un point de vue médical ou, pour le moins, demeure une énigme.
Je suis heureux aujourd’hui de pouvoir témoigner d’un tel miracle qui, pour moi, est une des plus belles expressions du mystère de l’Amour divin.
6) Dommage...
Je vécus un véritable "état de grâce" jusqu’au mardi 10 février. Et puis...le drame.
Le piège, peut-être, de cette merveilleuse expérience fut que dans l’euphorie consécutive à cette "résurrection", je ne me suis pas méfié des pièges de la vie terrestre : je suis allé voir un ostéopathe que je ne connaissais pas pour un problème au coccyx, croyant être dorénavant invulnérable et totalement protégé...
Je me levais en retard pour cette séance matinale. Lorsque je voulus prendre le métro, il tomba en panne. Le trafic fut interrompu et, contrarié, je fus à deux doigts de rentrer chez moi pour annuler le rendez-vous. Hélas, je pris le bus...Là, dans un quartier que je connaissais par cœur, je me trompais d’arrêt, puis ensuite de rue !!! Je me suis trouvé comme perdu dans un quartier pourtant très familier, et dans l’affolement du moment, je pris finalement ...un taxi !!
J’arrivais donc avec une demi-heure de retard à mon rendez-vous mais...l’ostéopathe me prit malgré tout. J’eus alors le malheur de lui dire que je sortais d’une dépression nerveuse et il crut bon de pratiquer un étirement au niveau de la deuxième vertèbre cervicale, en me précisant qu’elle était reliée au système neurovégétatif. Peu après la séance, ce fut comme un électrochoc pour le système neurovégétatif qui précipita une rechute très brutale et immédiate (avec, en prime, une entorse cervicale.....).
Terrible déchirure.
Terrible colère.
Terrible chagrin.
Terrible regret de ne pas avoir su interpréter les "signes".
Terrible nuit que je voulais Soleil.
Un psychiatre est passé par-là
Et grâce à lui je suis encore là.
C’est vrai que je voulais aller rejoindre l’au-delà
Et nos Frères de Lumière qui m’avaient guéri cette nuit là.
Mais le Soleil revient après la nuit
Et je suis heureux d’être resté ici-bas,
Car sinon je n’aurais jamais connu d’autres "témoins"
Et j’aurais raté quelque chose de précieux.
7) Conclusion
Evidemment et...heureusement, il n’y a pas besoin aujourd’hui de miracle pour guérir d’une dépression nerveuse !!!
Reste qu’avec la médecine terrestre, ce fut beaucoup plus laborieux et releva du parcours du combattant : le premier antidépresseur que je pris aggrava ma dépression, provoqua une gêne respiratoire (lentement mais heureusement réversible à l’arrêt du traitement...), et faillit m’envoyer au suicide et à la folie avec l’impression très claire que j’allais finir ma vie avec...les malades mentaux. Comme quoi parfois un remède peut être pire que le mal et ce même si un psychiatre très têtu et imbu de sa science médicale ne jure que par lui (méfiez-vous d’un psychiatre réputé pour ses résultats "extraordinaires"...). Bref, il valait mieux changer de psychiatre tout autant que de molécule... Finalement, il fallut onze hospitalisations et onze changements d’antidépresseurs sur cinq ans pour me faire repartir et sortir de la dépression (définitivement je l’espère...).
De plus, je n’ai jamais retrouvé ce sentiment de guérison que j’avais eu avec ce "miracle". Aujourd’hui, j’ai plus l’impression d’être soigné que vraiment guéri. Comme si j’étais en sursis avec le spectre d’une rechute qui me pendrait au nez comme une épée de Damoclès s’il me prenait l’imprudence d’arrêter mon traitement...
Je n’ai jamais retrouvé cette lumière bleue mais j’espère bien la revoir un jour... Pourquoi ce "miracle" ne s’est-il pas reproduit (il m’aurait guéri une seconde fois à coup sûr) ? Mystère. Sans doute, parce que plus on aurait de miracles, plus on en redemanderait. Voilà qui est très humain mais peu propice à notre évolution spirituelle. Peut-être aussi qu’aujourd’hui nous avons plus besoin d’épreuves que de miracles pour nous faire avancer. Et puis je pense qu’un miracle, ça arrive toujours quand on ne s’y attend pas...Alors, un miracle qui se reproduit, ce n’est plus tout à fait un miracle !!
Je reste convaincu que, sans cet inconscient d’ostéopathe, je n’aurais jamais rechuté. Enfin, je préfère nettement la guérison de nos "Instructeurs d’Amour" (nos Frères de Lumière) à celle de la psychiatrie.
Je suis convaincu que la médecine LUMINEUSE est la médecine de DEMAIN.
[1] Selon l’appellation de Muriel LAPORTE dans ses "Ecrits de Lumière" que je venais de découvrir.
[2] Psychiatre américain ayant démontré le potentiel curatif et transformateur des états modifiés de conscience.